L'EXPLORATION SCIENTIFIQUE DU RAMESSEUM

Il faudra attendre très longtemps avant que Thèbes ne soit redécouverte.
Ce n'est en fait que lors de l'Expédition de Bonaparte qu'une étude du monument est entreprise. En particulier les ingénieurs Jollois et Devilliers en août 1799 y reconnaissent le célèbre " Tombeau d'Osymandyas " connu dans l'Antiquité et décrit par Diodore de Sicile. Ils l'identifient avec le "Memnonium". Ils établissent son premier relevé scientifique qui sera publié dans la Description de l'Egypte.

En 1829, Champollion s'arrête longuement au Memnonium qui devient sous sa plume le Ramesseum. Fortement impressionné par les ruines de l'édifice, il dresse un inventaire des scènes et copie un certain nombre d'inscriptions. Il conclut que ce temple est peut-être ce qu'il y a de plus noble et de plus pur dans l'architecture thébaine.
Les principales études ultérieures sont le fait de R. Lepsius en 1844 qui l'étudie de façon relativement exhaustive et en relève le plan, puis de J.E. Quibell en 1896, qui fouille le secteur économique et découvre de nombreuses tombes de la Troisième Période Intermédiaire.
Entre 1900 et 1908 H. Carter et E. Baraize procèdent à des nettoyages et à des consolidations.

Dans les années 1970 et 1980, fouilles, nettoyages, et relevés épigraphiques et architecturaux sont menés dans le temple et ses annexes par une unité de recherche du CNRS français. Ces recherches se font en étroite collaboration avec le CEDAE égyptien (Centre d'Etude et de documentation sur l'ancienne Egypte).

En 1989 création de l'Association pour la Sauvegarde du Ramesseum et développement des fouilles. Etudes et restaurations franco-égyptiennes se poursuivent chaque année. (INET-Louvre, ASR, CEDAE, CSA).

Francité