ABANDON DU CULTE ET TRANSFORMATIONS POSTERIEURES.

Célébrant la gloire de Pharaon, ces temples de culte royal sont intimement liés à la notion de pouvoir royal. On comprend qu'ils disparaissent à la fin de la XX ème dynastie lorsque les grands pontifes ou prêtres-rois montent sur le trône. Au Ramesseum, le culte officiel ne s'est pas prolongé au-delà de la fin de l'époque ramesside.

Toutefois, l'abandon du culte n'est pas synonyme de l'abandon des lieux. Dès la XXII ème dynastie, une nécropole s'intalle dans la majeure partie des dépendances. Tombes et chapelles funéraires sont réservées à des membres du clergé thébain. Des princesses chargées de fonctions sacerdotales comme Sathorkhenem et des divines adoratrices telle Karomama, issues de familles royales (Osorkon Ier, Takélot II), sont inhumées dans l'enceinte du Ramesseum. Une organisation est mise en place pour régir les concessions, les inhumations et l'entretien de la nécropole.

A partir de la XXIX ème dynastie, puis au cours des époques ptolémaïques et romaine, le Ramesseum va subir plusieurs amputations entraînant la disparition du mammisi de Touy et de Néfertari et le démantèlement de nombreuses parois, piliers et colonnes. Beaucoup de ces matériaux vont être réutilisés dans les aménagements tardifs du complexe de Medinet Habou. Le dépeçage du temple se poursuivra jusqu'à la période médiévale.

Durant les premiers siècles de notre ère, le temple sera transformé en église. Plusieurs aménagements sommaires semblent le suggérer dans les dernières salles hypostyles, de même que les nombreux graffiti gravés ou peints sur les parois. Le martelage de nombreux reliefs est également caractéristique de cette époque. Durant les dernières fouilles, des éléments architecturaux ainsi que des objets liturgiques provenant de cette église ont été mis au jour.

Francité